• Mohamed Boumehdi est la référence de tous les céramistes algériens;

Comment ignorer que la ville d’Alger a été presque entièrement revêtue de ses productions. Presque tous les lieux publics de la Casbah, ainsi que les œuvres architecturales de grande envergure , porte la griffe de Mohamed Boumehdi.
Le céramiste est notamment célèbre pour avoir habillé les murs et les piliers de l’hôtel El Djazaïr (ex. Saint-Georges), soit 96 panneaux de trois mètres de haut sur un mètre de large.
Il a été initié au métier par de vieux maîtres en la matière, et a été découvert par l’architecte Fernand Pouillon, qui le persuade d’ouvrir une boutique à son compte. Boumehdi devient ainsi l’ « habilleur officiel » des œuvres architecturales de Pouillon.
Aujourd’hui, la cité blanche est la meilleure illustration, sorte d’immense catalogue artistique, des productions de Boumehdi. La minutie de ses œuvres fait de lui un artiste à part et internationalement reconnu. Son style, un mélange de sources européennes et orientales, a contribué à l’émergence d’une école algérienne dans le domaine.


En effet, Boumehdi s’approprie un patrimoine intégré à la personnalité de la ville (à savoir le travail de la faïence et de la mosaïque), qui n’a cependant jamais été pris en charge du point de vue de la création et de la fabrication.
C’est donc en précurseur dans le domaine de la céramique que l’artiste s’est imposé. Et pour en arriver là, Mohamed Boumehdi n’a jamais eu qu’un leitmotiv : Travailler mieux, encore et toujours.

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